Foyer Rural René Lavergne - Auzeville

Toutes les musiques qu’ils aiment…

Rencontre avec les frères Fournel, parties prenantes du groupe Doolin et « régionaux de l’étape » puisque Castanéens et anciens adhérents du Foyer Rural.

Jacob et Josselin Fournel se ressemblent comme deux frères, qu’ils sont. Même allure élancée, même passion pour la musique, même curiosité artistique généraliste. Jacob, l’aîné, égrène les arpèges avec une pléiade de flûtes et Josselin donne le tempo avec son incroyable bodhrán, un tambour traditionnel irlandais (sur youtube, sélectionner « bodhran fournel »).

Un passé commun aussi, puisque castanéens résidant à la lisière d’Auzeville, tous deux sont naturellement tombés dans le giron du Foyer Rural de René Lavergne. Au menu basket et judo ! Lors de leur concert d’avril dernier, ils revenaient semer leurs notes dans un gymnase où ils avaient alignés des paniers !

Leur passion c’est leur métier

 « Nous avons découvert la folk music irlandaise presque par hasard, en allant en vacances en famille. On allait  l’écouter dans les pubs ». Les amours de vacances sont  souvent sans lendemain sauf que là… Là, « c’était un coup de foudre et ça tient toujours », de plus en plus même car ils ont fait de leur passion un métier dont ils vivent. Au compteur des milliers de Km dans leur minibus, et cinq CD. Le dernier, « Doolin » tout simplement a été enregistré dans un « major studio » de Nashville. On peut se le procurer chez les disquaires, au centre commercial de Labège par exemple.

En dépit de leur notoriété dans le monde bigarré et éclectique de la musique irlandaise, Jacob, Josselin et leurs partenaires-amis ont gardé la fraîcheur des amateurs. Ils se présentent comme des quasi autodidactes : « on a appris sur le tas, en jouant en Irlande ». Certes ils ont maintes fois « tapé le bœuf » avec des musiciens de rencontre, d’Irlande et d’ailleurs : voie naturelle sinon obligée pour nombre de musiciens. Ils ont aussi quelques bases musicologiques solides, universitaires et à la MJC de Castanet !

Musique sans frontières

« Le groupe Doolin, depuis sa création il y a dix ans, a la même composition et le même mode de fonctionnement en équipe où chacun a son rôle ». Sur scène autant que pour l’organisation, les responsabilités sont partagées.

Les voilà donc repartis, Sébastien le bassiste comme toujours au volant,  ils vont tracer tout l’été sur les routes d’Europe, dont un détour par Rio Loco. Ils vont continuer à jouer leur musique, ni ringarde ni conservatrice, pas « folklo ». Cette musique qui ne connaît pas de ligne de démarcation, se paye le luxe de compagnonnages avec le jazz, le blues et leurs produits dérivés, avec le rap aussi et même avec la « chanson française » (reprise d’Amsterdam de Brel).

Cette musique plait avant tout parce qu’elle est sans œillères, libre et tolérante.

Stéphane Lelong