Foyer Rural René Lavergne - Auzeville

Deux chœurs à l’ouvrage

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"Moi ce qui m'a le plus touchée c'est la magie qui s'est opérée à l'intérieur du chœur. Cela a débuté plusieurs semaines avant la venue des gallois et ensuite l'intensité n'a fait que croitre au cours du temps de sorte que sur le parking de l'aéroport après l'envol de nos amis vers le Pays de Galles, les choristes d'Auzeville avaient du mal à se quitter de peur de rompre le charme. Cela s'appelle la solidarité. Elle a renforcé les liens entre choristes car elle s'est installée naturellement et nous a portés pendant  les préparatifs, les concerts, les festivités. Aujourd'hui encore elle est là."

Belle rencontre qui renforce les amitiés et met à la trappe les idées reçues... C'est dans une certaine  effervescence que cet événement était attendu par la chorale d’Auzeville. En effet, “nos” trente-quatre Gallois devaient venir en 2016, mais, paf (!), en même temps que l’Euro de foot (donc pas de billet d'avion).

Leur venue cette année a créé un certain remue ménage au sein du chœur : pour organiser six jours et nuits, il a fallu une coordination précise pour partager toutes les activités proposées…

Deux concerts étaient prévus :

  • L'un à l'église de Pouvourville avec chœurs séparés et en commun pour un parcours dans l’Europe du chant choral classique et contemporain.
  • L’autre à la Fête de la musique, place Tolosane, notre chef ayant choisi à cette occasion un répertoire plus “pop” (Clapton, Adele, L. Cohen) agrémenté par notre soliste aux cheveux verts !

Deux chefs, deux styles, deux façons de diriger les chœurs qui doivent redoubler d'attention pour se mettre au diapason lorsqu’ils chantent  ensemble !… Les Gallois avouent les difficultés rencontrées pour la prononciation de certaines œuvres françaises (Madrigal de Fauré) ; les auzevillois, eux, sont très forts en anglais depuis que John Prince, anglais d'origine et français de c(h)œur a rejoint les choristes du FRRL.

Comme “récréations”, les Gallois ont visité la fondation Bemberg,  goûté l'aligot, navigué sur le Canal du midi etc... Mais le point d'orgue de la visite fut l'abbaye de Fontfroide “où nous avons eu le droit d'exercer notre talent (…) et le plaisir d’y partager un frisson ressenti par tous - chanteurs et auditeurs - de cette belle harmonie ; et quelle acoustique ! ”.

Lors du repas d'adieu, notre troubadour préféré, Jean-Pascal a couronné reine et roi d'une soirée, Malcolm (chef de chœur Gallois) et Christine, notre chef, accompagnés d’applaudissements et de chants.

Extrait des notes de Françoise Jugie, témoignage Cathy Digonnet