Foyer Rural René Lavergne - Auzeville

Peinture encadrée

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La peinture sur bois joint l’utile à l’agréable : « c’est l’art d’embellir les objets du quotidien, plateaux, boîtes, porte-ustensiles, miroirs, petits meubles ; c’est un art populaire  ancestral », enseigné au Foyer pour le plaisir et pour s’en approprier les techniques de base. C’est donner un éclat à des objets du quotidien pour les magnifier… qu’ils soient en bois ou en métal répond simplement Anne-Sophie à la question : la peinture sur bois, c’est de l’art, de l’art naïf , de la déco, ou… ? « Art populaire » consent Danielle, l’intervenante pro. Il n’y aura pas débat sémantique car elles sont toutes ici, sourire unanimes, « pour se faire plaisir ». « Et pour apprendre » ajoutent-elles dans la foulée.

Telle un guide de montagne qui indique le chemin et la manière et qui « nous rassure »

L’atelier de peinture sur bois est un petit groupe, de dix personnes maximum, autour duquel Danielle Polverini* papillonne en permanence, semant en douceur conseils, suggestions etc. Telle un guide qui ne traîne pas une cordée mais lui indique le chemin et la manière, Danielle écarte les chausse-trappes et « nous rassure ». La confiance est le maître mot de la progression en toute matière, ici elle est due au talent bienveillant de la formatrice. Elle est heureuse, objectif atteint, lorsqu’une « élève » devant sa réalisation s’exclame « jamais je n’aurais cru arriver à ça » !

Le thème conducteur de ce trimestre est la pivoine. Chacun s’y colle tout en ayant liberté de traiter un autre sujet, tel l’œuf d’autruche. On s’est affranchi des questions de maîtrise du dessin, il est donné au départ par Danielle. Le travail est constitué par des exercices fondamentaux pour apprendre à réaliser un fond, plus ou moins complexe, pour s’exercer à fignoler ombres et lumières, pour mieux appréhender les volumes. « On utilise notre formatrice pour progresser », souligne Michelle, la responsable bénévole. Au train où elles vont, les pivoines seront fixées sur le bois avant que les « vraies » ne sortent de terre aux prémices du printemps.

Stéphane Lelong

* http://www.peintureetpapillon.com/