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Walking in the mountains

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“22 ! Voilà les trekkeurs du FRRL !” Randonneuses, randonneurs, marcheuses marcheurs[1], nous étions vingt-deux attroupés aux Eaux-Bonnes dans un camp de base[2] très recommandable (http://www.hotel-richelieu.fr/) avant d’attaquer les alentours du Pic du Midi d’Ossau striés par mille torrents bien gonflés et par autant de chemins graveleux ou de sentes vermiculaires.

Excepté les premier et dernier jour, le soleil faisait relâche, remplacé par un rassemblement de cumulonimbus. Pire, au mitan du séjour, les averses caraco(u)laient si bien qu’il fallut renoncer à la rando. Lot de consolation pour les accros, les trois heures de la caillouteuse et glissante “Promenade [qui n’a d’] Horizontale“ [que le nom].

Une surprise, des frissons…

La première étape va nous surprendre. Le débonnaire Pic d’Escurets, 400 m. au-dessus du Col de Marie Blanque, attend notre cortège très étiré. À chacun sa vitesse ou plutôt sa lenteur, “l’audace de la lenteur” dit un écrivain-alpiniste (Gaston Rébuffat ?). Devant nous, le Piémont béarnais, la vallée des Gaves et de l’Adour apposent une verdeur juvénile. Plein sud, à l’arrière donc, le bloc frontière granitique domine un imbroglio rocheux finement crénelé que surplombent quelques barons sommitaux : Pics du Ger, du Midi d’Ossau, et à plus de 3000 m, le Balaïtous etc.

La descente par une autre voie qu’à l’aller s’avère plus difficile que les dires de la cartographie. En effet, petit à petit le chemin s'efface, colonisé par une opulente végétation en particulier de Gispet, une herbacée d’allure anodine pourtant impliquée dans nombre de tragiques glissades. Arpentée à flanc, notre pente herbeuse et raide qui tombe sur de vilaines barres rocheuses exige une attention maximum et un minimum d’expérience. "Audacieuse lenteur" et sortie sage, tous sains et saufs.

Les jours suivants seront plus tranquilles en dépit de difficultés supérieures sur le papier, difficultés techniques et exigences physiques. Comme quoi, le terrain et la carte ne sont pas toujours parfaitement congruents !

 …Et de belles balades !

Mais qu’il est doux et bon de musarder à l’ombre forestière de la Montagne Verte en humant la végétation printanière dans le silence élégant de la sapinière. Qu’il est agréable en partant de Gourette par un chemin costaud d’aller admirer les reflets du Pic Anglas dans le petit lac du même nom ; et les plus hardis, arrivés là, de continuer la grimpette ! Que dire maintenant de la rude et belle ascension vers le Pic d’Er interrompue au dessus du lac éponyme par trois patous, intransigeants gardiens de brebis… Aucune montagne n’est vraiment laide mais le clou de la semaine restera probablement cette virée des deux groupes autour de l’hiératique Ossau, l'ancien volcan qui se mire, sûr de lui, dans les laquets d’Ayous éparpillés à ses pieds.

Mais le “top 1” n’était-ce pas l’ambiance amicale et altruiste dans le groupe, la montagne comme générateur de lien et de bienveillance ?

Stéphane Lelong

[1] Vous m’excuserez de m’arroger quelques libertés avec la langue française mais aussi avec le parler d’outre-manche (match nul). Simplement, le secours de cette sorte de licence poétique, ça m’arrangeait un peu.

[2] Le très accueillant Hôtel Richelieu, simple et confortable, avec un rapport qualité/prix excellent, une nourriture agréable à voir et à manger. On vous le recommande si vous allez vous balader au sud de Pau du côté de Laruns.